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1200 h. en 1695, 4 239 en 1774, 8 101 avec
garnison en 1860. La première mention du château date
de 1226, mais sa construction remonte probablement au début
11ème ; une bourgade s'établit au pied du château.
La seigneurie appartient d'abord aux comtes de Montbéliard.
La ville reçut en 1307 une charte de franchises de Renaud
de Bourgogne. En 1324, Jeanne de Montbéliard épousa
Albert II d'Autriche et la seigneurie passa ainsi à la maison
d'Autriche. La ville subit six sièges pendant la guerre de
Trente ans. En 1636, Louis de Champagne, comte de la Suze, s'empara
de la ville au nom du roi de France et en reçut la seigneurie
dont son fils hérita. Mais celui-ci, ayant pris parti pour
la Fronde, fut chassé de. Belfort par le maréchal
de la Ferté en 1654. En 1659, Louis XIV donna le comté
de Belfort au cardinal Mazarin qui le légua à ses
héritiers qui en demeurèrent les seigneurs jusqu'en
1789. La position de Belfort incita Vauban à fortifier la
ville entre 1687 et 1703 pour en faire une des principales places
fortes de l'est de la France. La ville soutint trois sièges
au 19ème : 1813/1814, 1815, 1870/1871. Après 1871,
Belfort, place de guerre et ville de commerce, s'industrialisa grâce
à des industriels alsaciens qui y installèrent leurs
usines ; la ville prospéra et connut une expansion démographique
remarquable : 8 101 habitants (avec garnison) en 1860 et 57 317
aujourd'hui. Avant 1789, la ville était le chef-lieu du comté
de Belfort et d'une subdélégation de l'intendance
d'Alsace ; elle fut ensuite un chef-lieu d'arrondissement du département
du Haut-Rhin ; après la guerre de 1871, elle fut séparée
de l'Alsace et devint le chef-lieu d'une unité administrative
distincte qui, en 1922, reçut le statut de département
; depuis 1967, Belfort est divisé en quatre cantons. Jean-Pierre
Chevènement, maire, ancien député (PS); ministre
de l'Intérieur.
Belfort : la citadelle et le Lion de Belfort, par Frédéric
Auguste Bartholdi

Le
lion sculpté par Frédéric Auguste Bartholdi
entre 1875 et 1879 sert d'emblème au Territoire de
Belfort, en Franche-Comté. Il trône au pied de
la citadelle qui rappelle la vocation militaire de la cité
et son importance stratégique entre les Vosges et le
Jura. Sculpté en grès rouge, mesurant 22 m de
long pour 11 m de haut, le lion fit l'objet d'une réplique
de plus petites dimensions, désormais au centre de
la place Denfert-Rochereau, à Paris.
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© Richard List
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