Anciennement "Samarobriva" (pont sur
la Somme), capitale des Ambiani, tribu de la Gaule Belgique. Evangélisé
au début du 4ème par saint Firmin, premier évêque
d'Amiens. En 338/339, saint Martin, officier de la garnison romaine,
partagea son manteau avec un pauvre, aux portes de la ville. Au
6ème, à l'époque des rois mérovingiens,
Amiens fut compris dans le royaume de Soissons, puis incorporé
à la Neustrie. Le comté d'Amiens a été
en possession des comtes de Vermandois, des comtes de Pontoise,
des sires de Boves, puis à nouveau des comtes de Vermandois.
En 1182, Philippe Auguste envahit l'Amiénois et le réunit
à la Couronne. En 1185, il confirma la charte de commune
accordée en 1113 par Louis VIIe Gros. Après les
ravages normands du 9ème, la ville était redevenue
une cité florissante grâce à la fabrication
de draps et à la préparation de la guède
(plante tinctoriale). La guerre de Cent ans vint alors freiner
cet essor. Amiens fut tour à tour possession française
et bourguignonne avant la réunion définitive à
la France par Louis XI. Au cours de guerres de Religion, Amiens
embrassa le parti de la Ligue et ne se soumit à Henri IV
qu'en 1594. En 1597 la ville fut prise par les Espagnols et ne
fut délivrée par Henri IV qu'après un siège
de six mois ; le roi supprima la commune, accusée d'avoir
mal défendu la ville contre les Espagnols. Le 27 mars 1802
fut signée la paix d'Amiens qui marquait la réconciliation
provisoire de la France et de l'Angleterre. En 1870, après
le combat de Villers-Bretonneux, Amiens fut occupé par
les Prussiens. La ville a subi des dommages sérieux pendant
la guerre de 1914/18 ; en 1940, le tiers de la ville fut complètement
détruit : il y eut 40 000 sans-abris sur une population
totale de 100 000 habitants. Patrie de Pierre l'Ermite, de Vincent
Voiture, de Choderlos de Laclos, de l'astronome Delambre, du physicien
Branly. Jules Verne y fut conseiller municipal. Gilles de Robien,
maire, député UDF.