Occupation
du néolithique ancien au lieu dit Rufacher-Huben, tumulus
hallstattien rasé, à l'emplacement de la zone industrielle
nord. Colmar, cité pour la première fois en 823 sous
le nom de "Columbarium" (colombier), était le centre
d'un vaste domaine royal, qui au 10ème fut offert moitié
à l'évêché de Constance, moitié
à l'abbaye de Payerne (Suisse). La cour de Payerne (Oberhof)
et celle de Constance (Niederhof) furent les noyaux de la future
ville. Fortifiée au début 13ème, elle devint
ville impériale. Sa constitution, fixée en 1360 après
de dures luttes intestines, donna l'essentiel du pouvoir aux corporations
de métier. Une des principales villes de la Décapole
à la fin du Moyen Age. Commerce des vins prospère,
importante floraison artistique, illustrée par Martin Schongauer,
peintre et graveur. Au 16ème, la Réforme n'arriva
pas à supplanter définitivement le catholicisme. Annexé
à la France, en 1679, Colmar devient le siège du Conseil
souverain d'Alsace, la plus haute instance judiciaire de la province.
Chef-lieu du Haut-Rhin en 1791. Entre 1871 et 1918, la ville se
distingua par une francophilie particulièrement marquée,
dont le dessinateur satirique Jean-Jacques Waltz, dit Hansi, est
l'expression. Pendant l'hiver 1944-1945, Colmar fut au centre d'une
poche de résistance allemande, mais ne subit pas comme les
localités voisines de destructions majeures. L'industrialisation
et la construction de nouveaux quartiers prennent de l'ampleur après
1945, après avoir été largement amorcées
durant la période allemande.
Colmar : la Petite Venise

Surnommé
« la Petite Venise » au XIXe siècle,
le quartier situé aux bords de la Lauch et de ses
canaux correspond au tracé de l'ancien rempart d'où
partaient les maraîchers qui, dans des barques à
fond plat, se rendaient dans leurs jardins.
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