Le site de Ruscino, aujourd'hui Castel-Roussillon,
qui a donné son nom à toute la région, fut
occupé au 6ème av. J.-C. par une population indigène
en commerce avec les Grecs, et par une peuplade nomade dite de
la civilisation des Champs d'Urnes, avant de tomber au 2ème
av. J.-C. sous la domination celte. C'est là que la voie
Domitienne d'Italie à l'Espagne traversait la Têt
et que les Romains établirent à l'emplacement de
l'oppidum un habitat comprenant entre autre un temple et un forum
construit à l'époque d'Auguste. Ruiné par
les invasions barbares, le village disparut et ce n'est qu'au
10ème qu'on vit apparaître en amont le domaine dit
"villa Perpiniana". Au 11ème, la villa appartenait
aux comtes de Roussillon qui en firent leur résidence.
En 1172, le dernier comte mourut en léguant ses domaines
au roi d'Aragon. Jacques le Conquérant publia dès
1262 son testament qui laissait à son fils cadet Majorque,
Perpignan et les domaines français; le futur roi s'installa
à Perpignan qui connut d'abord les fastes de la cour de
Majorque (jusqu'à la disparition du royaume en 1344), puis
un essor économique favorisé par l'administration
des consuls jusqu'aux luttes entre Louis XI et l'Aragon qui s'achevèrent
par l'abandon du Roussillon et de Perpignan au roi d'Aragon. En
1642, la garnison espagnole se rendait aux troupes françaises,
conquête consacrée par le traité des Pyrénées
en 1659. Patrie des peintres Hyacinthe Rigaud et Anton Guerra.
Gare déclarée "centre du monde" par Salvador
Dali.
Perpignan
: le Castillet, vu des rives de la Têt

Perpignan,
capitale économique et culturelle du Roussillon,
s'étend au cœur d'une riche plaine agricole,
à 11 kilomètres de la mer. Le Castillet, remarquable
ouvrage militaire en briques, bâti à partir
de 1368 sur l'ordre du roi d'Aragon Pierre IV le Cérémonieux,
était destiné à défendre la
porte principale de la ville. Il abrite aujourd'hui la Casa
Pairal, musée catalan des arts et traditions populaires |
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