Point stratégique, ville-étape
et carrefour routier de toute antiquité (Ile-de-France
à Bretagne et Maine à Normandie), Alençon,
d'abord simple gué sur la Sarthe, doit son origine la plus
probable à la tribu gauloise des Aulerces (vocable latinisé
en "Alencium", puis Alençon). Annexée
par les ducs de Normandie dès le 10ème, comté
aux mains des Bellême au 12ème, la place revint à
la Couronne en 1220 sous Philippe Auguste. Erigée duché-pairie
en 1415 au profit d'une branche cadette des Valois, éteinte
en 1525. La duchesse Marguerite de Lorraine, veuve de René,
fonda les clarisses et mourut en odeur de sainteté ; Marguerite
de Navarre, veuve de Charles IV d'Alençon, y tint une cour
brillante. Les guerres de Religion se traduisirent par le saccage
des établissements religieux, mais le 17ème apporta
le calme et la prospérité. Alençon devint
chef-lieu de généralité en 1636. A la Révolution,
la ville fut partagée entre les influences girondines et
les agissements des bandes royalistes de la chouannerie : la visite
de Napoléon en mai 1811 apporta l'apaisement. Alençon
fut la première ville française libérée
(le 12 août 1944) par les troupes du maréchal Leclerc.
La célèbre dentelle d'Alençon trouve son
origine dès le 15ème, rivalisant avec le "point
de Venise" : le "point d'Alençon", fixé
vers 1650, obtint un privilège de manufacture royale par
Colbert ; la dentelle d'Alençon connut une vague croissante
jusqu'au début du 20ème où cette industrie
déclina, l'Ecole dentellière, sous la tutelle du
ministère de la Culture, perpétue les méthodes
de la dentelle traditionnelle. Patrie du conventionnel Hébert
et de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Courteille
: "Cortelli" au 11ème. Occupe le quartier nord
de la commune, ancien faubourg rural. Création (juin 1996)
du FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardins).
Les
haras du Pin

e
haras du Pin a été qualifié de «
Versailles du cheval ». Fondé par Colbert en
1665, et construit d'après des plans de Mansart,
c'est en effet une sorte de palais royal pour étalons
pur-sang et demi-sang. Les allées forestières
qui alternent avec l'herbe sont dues au dessin de Le Nôtre.
Le domaine du haras est immense : 1 112 hectares. Aujourd'hui,
le haras du Pin est un organisme d'intervention du ministère
de l'Agriculture dans le domaine du cheval. Il rassemble
trois secteurs d'activité : l'élevage, l'équitation
et les courses. L'École des haras, d'où sortaient
jusqu'en 1965 les officiers des Haras, reçoit aujourd'hui
en stage des ingénieurs du génie rural et
de l'Office national des forêts. L'école du
Pin assure la spécialisation des techniciens supérieurs
en productions animales. Une section spéciale prépare
en trois ans des élèves de 14 ou 15 ans aux
CAP de palefrenier et de maréchal-ferrant.
copyright
© Hémisphères Images
|
|