Anciennement Caturiges,
cité gallo-romaine mentionnée par la Table de Peutinger
comme étape sur la voie romaine de Reims à Toul, par
Naix. La ville survécut aux invasions barbares et fut évangélisée
au 4ème, tandis que se formait une agglomération nouvelle,
le "Burgum Barri". Au 10ème, Frédéric
Ier d'Ardenne, duc de Haute-Lorraine, fit construire un château
fort et Bar devint la capitale d'un puissant comté, érigé
en duché en 1354. Le Barrois mouvant (autour de Bar-le-Duc)
relevait de la couronne de France, le Barrois non mouvant (autour
de Saint-Mihiel) de l'Empire. En 1484, le duché de Bar fut
réuni au duché de Lorraine, puis, en 1766, à
la France. Au cours de la guerre de 1914/18, Bar-le-Duc assura le
ravitaillement de Verdun. La route de Verdun dite Voie Sacrée
fut, à partir de février 1916, quotidiennement utilisée
pour le transport des troupes, des vivres et du matériel.
Diocèse de Toul jusqu'à la Révolution. Population
en 1800 : 9 600 h ; 14 800 h en 1850, 17 690 h en 1900, Anciennes
industries disparues : manufactures de coton dès le 18ème
et de corsets sans couture, vignobles renommés, brasseries,
fonderie, facteurs d'orgues, moulins, tanneries. Ecarts actuels
(englobés dans la ville) : Marbot ; Popey (ancienne cerise
et léproserie, première mention en 1189) ; Pilviteuil.
Patrie : d'Antoine, duc de Lorraine (1489-1544), de François,
duc de Guise (1519-1563), dit Ie Balafre ; de Jean Errard (1554-1610),
ingénieur militaire ; de Rémy Cellier (1688-1761),
savant bénédictin ; du maréchal Oudinot, duc
de Reggio (1767-1847), du maréchal Exelmans (1775-1852) ;
de Pierre Michaux (1813-1885), un des inventeurs du vélocipède
à pédales, de Raymond Poincaré, président
de la République (1860-1934).
Bar-le-Duc, ville
haute

Au bord du canal
de la Marne, rattachée à la Lorraine en 1480
puis à la France en 1766. Maisons et monuments de
l'époque gothique. Sa confiture de groseilles épépinées
à la main a fait sa renommée.
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QUID
CDT Lorraine. D.Martyn-Hugues
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