Catalaunum" habité
dès l'époque d'Auguste devint cité indépendante
au 3ème ou 4ème. C'était une importante garnison
militaire, évangélisée par saint Memmie au
début 4ème. La fameuse bataille des Champs catalauniques
qui consacra en 451 la défaite d'Attila par les Romains,
les Francs de Mérovée et les Wisigoths de Théodoric,
eut lieu dans la plaine entre Châlons et Troyes. Administré
par les évêques dont la puissance temporelle fut imposée
par Clovis, Châlons connut une première expansion à
l'époque carolingienne ; Charles le Chauve y installa un
atelier monétaire en 865 et fit d'importantes donations au
chapitre de la cathédrale. St Bernard y prêcha la seconde
croisade en 1147. Son évêque était comte et
ne dépendait que du roi ; il obtint le titre de pair de France
et ses possessions formaient une enclave au milieu du comté
de Champagne : le titulaire de l'évêché conserva
ces titres jusqu'à la Révolution, ce qui entraîna
de fréquents conflits avec le puissant chapitre de la cathédrale
et avec les bourgeois de Châlons qui n'arrivèrent jamais
à obtenir l'octroi des libertés communales. Châlons
devint le siège de l'Intendance de la Généralité
de Champagne. Il accueillit triomphalement Marie-Antoinette à
son arrivée en France en 1770, mais fut en 1791 une triste
halte du roi et de la reine après la fuite à Varennes.
Devenu préfecture de la Marne sous le Consulat, il dut à
la présence des nombreuses garnisons et camps militaires
environnants d'être un objectif particulièrement visé
au cours des guerres : bombardé par les Allemands en 1914
et en 1918, envahi en 1940, il a été gravement endommagé.
Economie tournée notamment vers le secteur alimentaire (brasserie,
champagne, sucrerie) et l'industrie mécanique et électrique.
Ville natale du chimiste Pierre Bayen, du dessinateur Willette,
de l'inventeur de l'hélicoptère Etienne Oehmichen,
de Nicolas Appert (inventeur de la boîte de conserve), de
l'historien humaniste Perrot d'Ablancourt (1606-1664) et plus près
de nous du dessinateur Cabu.
Châlons en Champagne
: le Jard

Au cœur même
de la ville, le Jard offre un cadre enchanteur propice à
l'évasion. Lieu de promenade favori des châlonnais
dès le Moyen-Age, il a été redessiné
au XVIIIème siècle. |
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