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Code postal : 41 000
Département : Loir-et-Cher (41)
Région : Centre
Préfecture : Blois
Altitude : 73 m · Superficie : 3746 ha

Ancien diocèse de Chartres (évêché de Blois : 1697). Les Blésois, Blisenses (puis Blesenses), sont mentionnés par Grégoire de Tours (fin 6ème). Origine du nom de la ville (Blesis dès le 7ème) très incertaine : ce n'est pas le celtique, en fait breton, "bleiz" : loup, le nom n'a jamais été attribué qu'à l'agglomération urbaine, rive droite de la Loire ; "Vienne", rive gauche, est un hydronyme préceltique. Pour Blesis, peut-être un "Bol" pré-indo-européen, thème de la hauteur (?). Les habitants de la ville et de sa région sont les Blésois, non Blaisois, orthographe sans fondement qui a fait son apparition à l'époque romantique, et reprend faveur actuellement. Des comtes, fonctionnaires du pouvoir central, apparaissent à Blois dès l'époque carolingienne ; au 10ème, ils deviennent héréditaires : comtes de Tours avec Thibaud le Tricheur qui y joignit encore le Dunois (Châteaudun), le comté de Chartres, Beauvais et Melun, puis, avec son petit-fils Eudes II, le comté de Champagne. La première moitié du 11ème fut marquée par la rivalité d'Eudes II et du comte d'Anjou, Foulque Nerra, pour la possession de la Touraine, d'où le comte de Blois fut éjecté (voir Pontlevoy), cependant que le fils de l'Angevin, prenant possession de Vendôme, devenait menaçant pour les communications entre Blois, Châteaudun et Chartres (voir Fréteval). A la maison de Blois-Champagne succéda (fin 13ème/14ème) celle de Châtillon-sur-Seine, qui avait également des biens en Picardie et dans les Flandres. En 1397, Louis d'Orléans, frère de Charles VI, acheta le comté. Après sa mort (1412), sa veuve, Valentine Visconti (origine des prétentions ultérieures sur l'Italie), se retira à Blois et y mourut. Pendant la longue captivité à Londres, de leur fils, le poète Charles d'Orléans, le comté de Blois fut défendu contre les Anglais par Jean, bâtard d'Orléans (futur Dunois), qui accueillit Jeanne d'Arc à Blois, où elle rassembla son armée avant de délivrer Orléans (1428, voir Selles-sur-Cher, Mennetou). Charles d'Orléans s'installa ensuite à Blois où il commença la reconstruction du château. Son fils Louis y naquit en 1462, devenu roi de France (Louis XII) en 1498 à la mort sans héritier de son cousin Charles VIII , il répudia la soeur de celui-ci, Jeanne de France (voir Montrichard), puis épousa sa veuve, Anne de Bretagne, qui mourut à Blois (1514) sans laisser d'héritier mâle. Mais leur fille Claude (voir Romorantin) avait épousé François d'Angoulême qui, le 1er janvier 1515, succéda à son beau-père et oncle, poursuivant après lui la reconstruction du château. François Ier, (voir Chambord) et ses successeurs attirèrent encore souvent la cour à Blois et dans le Val de Loire, où, après la mort de son fils Henri II, la reine mère Catherine de Médicis aimait se retrouver pendant la période trouble des guerres de Religion. Son fils Henri III réunit par deux fois à Blois les états généraux : 1576 et 1588. Le 23 décembre de cette année, il fit exécuter sans jugement le duc de Guise, prêt à s'emparer du pouvoir, et son frère, le cardinal de Lorraine, déjà malade ; Catherine de Médicis y mourut le 5 janvier suivant. En 1617, Louis XIII devait y reléguer sa mère, Marie de Médicis, qui s'évada pittoresquement, de nuit, par une fenêtre. En 1626, et pour éviter de nouvelles intrigues, le roi donna le comté, avec le duché d'Orléans, à son frère Gaston qui mourut à Blois en 1660 après avoir chargé François Mansart, au château, d'une reconstruction inachevée. En 1697, l'érection de l'évêché de Blois regroupa 11 administration des paroisses du comté de Blois et de la châtellenie qui en dépendait, et de celle de Romorantin, partagée entre le diocèse de Chartres et ceux d'Orléans, Tours et Bourges. A la veille de la Révolution, le découpage de la France en départements regroupa assez artificiellement le comté de Blois, le duché de Vendôme, un peu du Perche (pays d'élevage et de bocage), la terre à blé de la Beauce orléanaise et le vignoble tourangeau (Montrichard, Chissay, Saint-Georges). Blois, ville centrale la plus importante, fut préférée à Vendôme, qui arguait de posséder le seul établissement d'enseignement de renom (voir Vendôme, mais aussi Pontlevoy). A l'époque révolutionnaire, Grégoire fut élu évêque constitutionnel de Blois ; ensuite, le siège épiscopal ne devait être rétabli qu'en 1823 ; l'emprise du diocèse se confondant avec celle du département, les paroisses vendômoises et percheronnes du diocèse du Mans, et celles de quelques communes orléanaises et tourangelles "annexées" par le Loir-et-Cher, s'ajoutèrent aux précédentes. Blois avait été pendant quelques jours, en 1814, le siège du gouvernement de l'impératrice Marie-Louise ; en 1832, c'est à Blois que fut jugé le procès de la duchesse de Berry, coupable d'une chouannerie contre le roi des Français Louis-Philippe et arrêtée à Nantes. La ville devait être occupée par les Prussiens du 12 décembre 1870 au 28 janvier 1871. Patrie, entre autres, de Louis XII (1462-1515), Denis Papin (1647-1714), des historiens Augustin et Amédée Thierry (respectivement 1795-1856, 1797-1873) et du prestidigitateur Jean-Eugène Robert-Houdin (né à Blois en 1805). Jack Lang, maire, député (PS), député au Parlement européen, ancien ministre de la Culture (6 fois).

Le château de Blois : l'escalier François Ier

 Le château de Blois  : l'escalier François Ier

Le grand escalier du château de Blois, aile François Ier (1515-1524). La petite ville de Blois, aux confins de la Sologne et de la Beauce, est dominée par le château, l'un des plus fascinants de la Loire. Il se dresse en plein cœur de la ville et son histoire s'identifie bien souvent à celle de la France : Charles d'Orléans, après son retour de captivité, en fit sa résidence favorite; Louis XII en fit sa résidence royale, puis François Ier au XVIe siècle, Gaston d'Orléans au XVIIe siècle.

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