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Code postal : 37 000
Département : Indre-et-Loire (37)
Région : Centre
Préfecture : Tours
Altitude : 44 m · Superficie : 3436 ha

Ancienne capitale des Turons, très modeste village lacustre avant la romanisation. La cité nouvelle prit d'abord le nom de "Caesarodunum", et fut l'une des villes importantes de la Gaule romanisée ; elle fut peut-être évangélisée dès le 3ème. Au premier évêque saint Gatien, envoyé par le pape Fabien, succédèrent saint Lidoire, puis, au 4ème, saint Martin, ancien légionnaire romain souvent appelé "l'apôtre des Gaules". Après sa mort, son tombeau devint le but d'un très important pèlerinage. Un oratoire fut édifié, remplacé vers 480 par une somptueuse basilique, autour de laquelle prit naissance un bourg, la Martinopole Au 6ème, l'évêché de Tours eut pour titulaire l'historien saint Grégoire de Tours qui favorisa le pèlerinage. A la fin 8ème, sous la conduite de l'abbé de Saint-Martin, Alcuin, appelé par Charlemagne, Tours devint un grand foyer culturel et artistique. Au 9ème, la ville, l'abbaye Saint-Martin et 28 églises, sauf la cité fortifiée avec la cathédrale, furent détruites par les Normands. Depuis le 10ème, remparts de Châteauneuf protégeant Saint-Martin. Lors de la rivalité des comtes de Blois et d'Anjou, la ville de Tours fut prise par Foulques Nerra, comte d'Anjou, puis entra dans les domaines des Plantagenêts, avant d'être conquise par Philippe Auguste en 1202 et rattachée définitivement au domaine royal en 1259. En mai 1308, Philippe le Bel y réunit les états qui condamnèrent les Templiers. Au milieu du 14ème, Tours et Châteauneuf furent réunis par le "Mur de Jean le Bon". L'armée de Jeanne d'Arc partit de Tours en 1429 pour aller délivrer Orléans. L'industrie de la soie fut introduite au 15ème par Louis XI ; elle connut son apogée au 16ème et donna à la ville une grande prospérité. La Réforme trouva à Tours un terrain d'élection, mais les huguenots ne furent maîtres de la ville que pendant cent jours, d'avril à juillet 1562. Le Parlement de Paris et la Chambre des comptes siégèrent à Tours sous Henri III. La révocation de l'édit de Nantes entraîna l'exil de nombreux soyeux et le déclin se poursuivit jusqu'au 19ème. La ville, bien peuplée au 16ème (80 000 habitants est un chiffre très exagéré), n'en comptait plus que 20 000 en 1801. Bel urbanisme Louis XVI. Tours fut en octobre et novembre 1870, le siège de la Délégation du gouvernement de la Défense nationale, plus tard transféré à Bordeaux. Les Prussiens occupèrent la ville en janvier 1871. Au cours de la Première Guerre mondiale, elle fut un grand centre de ravitaillement des troupes américaines. Les principaux ministères et administrations s'y replièrent en mai 1940. En 1940 et 1944, elle fut cruellement endommagée par des bombardements (tout le centre nord, et le noeud ferroviaire au sud-est).

Tours : les jardins de l'Archevêché

Tours : les jardins de l'Archevêché

Le palais de l'ancien archevêché, dont certaines parties datent des XIe et XIVe siècles, s'appuie sur une ancienne muraille gallo-romaine qui constituait l'enceinte de la ville au IVe siècle. La cour de l'archevêché (avec son magnifique cèdre du Liban planté en 1804), à laquelle fait suite un jardin public, est dominée par une terrasse qui est une partie de la muraille, d'où l'on découvre une vue très belle sur le palais et sur la cathédrale.

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