Connue dès l'époque romaine, la
cité se nomma "Quimper Cotentin" du 5ème
à la Révolution où elle devint "Montagne-sur-Odet".
Quimper (confluent en breton, en raison de sa situation à
la jonction de l'Odet, du Steir et du Jet) fut un carrefour de
voies romaines. Corentin fut le premier évêque de
la cité fondée, dit-on, par le roi de Cornouaille,
le fameux Gradlon, Au 11ème, le royaume devenu comté,
fut uni au duché de Bretagne avec pour véritable
dynastie celle des évêques-comtes. Entourée
de murailles, la ville devint puissante au 13ème, mais
la guerre de Succession de Bretagne bloqua son essor. Au 16ème,
ce fut le siège d'un des quatre présidiaux de Bretagne.
Au cours des guerres de Religion, Quimper prit parti pour la Ligue,
fut assiégé deux fois par la Fontenelle, et ne sut
résister au maréchal d'Aumont. A la Révolution,
réduite aux limites paroissiales de la cathédrale,
la ville tenta de s'agrandir ; en 1960, les quatre communes de
Penhars, Kerfeunteun, Ergué-Armel et Quimper fusionnèrent
pour former le "Grand Quimper" comptant neuf paroisses.
En 1940, Quimper fut pendant un jour choisi pour capitale de la
France. La capitale de la Cornouaille a su conserver le charme
du passé et figure parmi les seize villes d'art de France.
Son rôle est surtout administratif et commercial; on y compte
quelques industries agroalimentaires et surtout la céramique,
introduite au 17ème, développée au 19ème,
qui produit aujourd'hui des faïenceries aussi célèbres
que ses dentelles.