Besançon doit à
sa position stratégique d'avoir joué de tous temps
un rôle important. Anciennement "Vesontio", capitale
des Sequanes, la ville fut soumise par César en 58 et connut
alors une ère de grande prospérité avant d'être
ravagée par les invasions barbares et de passer sous la domination
burgonde. Elle fut évangélisée très
tôt (tradition du martyre des Saints-Férréol
et Ferjeux en 212) et devint un évêché puis
un archevêché. Les archevêques étendirent
leur pouvoir sur Besançon, face aux comtes palatins de Bourgogne;
dès 1033, ils reconnurent la suzeraineté de l'empereur.
Besançon devint ville libre impériale en 1291, et
ce jusqu'au 17ème et réussit à garder une certaine
autonomie au sein de la Franche-Comté. Sous le règne
des Habsbourg, Besançon s'enrichit, notamment au 16ème
grâce aux Granvelle. Prise en 1668, restituée, puis
reprise en 1674 par Louis XIV après un long siège,
la ville fut annexée à la France sans grand enthousiasme.
Le parlement et l'université de Dole y furent transférés
et elle devint alors la capitale de la FrancheComté. Le développement
de l'horlogerie au 18ème entraîna un renouveau de prospérité.
Elle résista aux Autrichiens en 1814 mais fut occupée
par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Patrie du
cardinal Granvelle, de Charles Fourier, Victor Hugo, Tristan Bernard
et des frères Lumière.
Centre
ville et citadelle de Besançon

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Ville de Besançon
G. Vieille |