Dijon doit son
origine à l'une des routes qui, dès l'époque
protohistorique, conduisaient des pays méditerranéens
aux bords de la Manche, la ville s'est créée à
l'endroit où la route abandonnait la plaine pour gravir le
plateau en direction de la vallée de la Seine, vers Vix.
Sous le haut Empire, la ville était certainement importante,
à en juger par les vestiges découverts. Au haut Moyen
Age, la force du castrum romain fit de Dijon un enjeu dans les luttes
confuses de l'époque carolingienne. Un des faits les plus
importants est le séjour à Dijon des évêques
de Langres du 5ème au 9ème (plus de 400 ans). Lorsque
Robert le Pieux, devenu maître du duché de Bourgogne,
le céda à son fils puîné Robert, Dijon
fut la ville principale du domaine de la nouvelle dynastie ducale.
Résidence de la cour ducale, elle connut, sous le règne
des grands ducs Valois, un grand rayonnement culturel. A la mort
de Charles le Téméraire, elle fut rattachée
à la Couronne et le parlement de Bourgogne y fut transféré.
En 1513, les Dijonnais, avec la Trémoïlle à leur
tête, soutinrent un siège contre trente mille Suisses,
Allemands et Comtois venus envahir la Bourgogne. Sous les guerres
de Religion, Dijon, demeurée très catholique, connut
une certaine quiétude grâce à Philippe de Chabot,
comte de Charny. Au 18ème, elle vécut une nouvelle
ère de prospérité et fut promue au rang d'évêché
en 1731. Le 30 octobre 1870, malgré une résistance
héroïque, les Allemands firent leur entrée à
Dijon. Patrie des ducs de Bourgogne Jean sans Peur, Philippe le
Bon et Charles le Téméraire ; de ste Jeanne de Chantal,
de Bossuet, du physicien Mariotte, des sculpteurs Dubois et Rude,
du musicien Rarneau, du poète Crébillon, du président
de Brosses et de l'ingénieur Eiffel. Robert Poujade, maire
RPR (1971); député; ancien ministre, ancien inspecteur
général de l'Instruction publique. 1ère ville
jumelée avec une ville de l'Est (Stalingrad, 1956), la 3ème
en France.
la place François-Rude

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