Anciennement Segodunum, capitale
des Rutènes. Au 4ème, saint Amans, premier évêque
de Rodez, favorisa l'implantation du christianisme. Deux pouvoirs
s'organisèrent et se partagèrent la ville : l'évêque,
étendant son autorité sur la cité, groupée
autour de la cathédrale, et le comte, représentant
des souverains carolingiens, sur le bourg. Le comté de Rodez
fut transmis au 14ème aux Armagnac. Livrée à
l'Angleterre par le traité de Brétigny en 1360, la
ville prit part, aux côtés des Armagnac, à la
lutte contre les Anglais. Rodez vécut au 15ème sous
la menace des Routiers, puis eut à souffrir des luttes entre
Jean V d'Armagnac et Louis XI. A la chute des Armagnac, le comté
de Rodez fut attribué aux Alençon, transmis aux Albret,
puis aux Bourbon et rattaché à la France par Henri
IV en 1607. Les évêques jouèrent un rôle
de protecteur (notamment François d'Estaing et Georges d'Armagnac
au 16ème) et luttèrent contre le protestantisme. En
1817, l'assassinat de l'ancien procureur Fualdès provoqua
un retentissant scandale.
Rodez
: le centre (arcades boulevard d'Estourmel)

Rodez,
ancienne capitale du Rouergue, est une petite ville dynamique
située dans un département des plus ruraux.
Elle s'agrippe à une colline dominant de 120 m un méandre
de l'Aveyron. Le cœur de la ville, devenu piétonnier,
garde le souvenir des deux cités médiévales
rivales, le bourg des comtes et la cité épiscopale.
La vieille ville rose et grise comporte de belles rues bordées
de boutiques et d'habitations anciennes, comme ici, les arcades,
boulevard d'Estourmel, en plein centre.
copyright
© Richard List |
|