Carcassonne, anciennement "Colonia
Julia Carcasso", mentionnée par Pline, commandait la
voie d'Aquitaine de Narbonne à Toulouse. Les rois wisigoths
en firent une importante place forte puis, s'étant convertis
au catholicisme, y installèrent un évêché.
Sous les Carolingiens, fut créé un comté héréditaire,
vendu aux comtes de Barcelone, avant d'être attribué
aux Trencavel, vicomtes de Béziers, qui prirent le titre
de vicomtes de Carcassonne. Au cours de l'hérésie
albigeoise, Roger Trencavel accorda sa protection aux cathares.
Simon de Montfort prit la tête de la croisade, s'empara de
la cité (1209) et en fit la capitale de ses états.
Son fils Amaury céda ses droits à Louis VIII qui,
au terme d'une nouvelle croisade, réunit Carcassonne à
la Couronne (1229). En 1240, Raimond Trencavel II, fils du vicomte
dépossédé, tenta vainement de reprendre la
cité. Les fortifications furent améliorées
par saint Louis (qui créa la ville basse) et par Philippe
le Hardi. Le Prince Noir incendia la ville basse en 1355, mais ne
s'attaqua pas à la cité. La place forte ayant été
délaissée, Mérimée, inspecteur des Monuments
historiques, lança un appel en sa faveur. L'archéologue
Cros Mayrevieille s'y consacra. Finalement, Viollet-le-Duc y entreprit
d'immenses travaux de restauration à partir de 1844 qui permirent
la sauvegarde de cet ensemble exceptionnel.
Cité
de Carcassonne

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CDT Aude
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