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Traditionnellement Digne-les-Bains
- "Dinia" au 1er siècle, "Digna" en 780.
Digne occupe un emplacement important au confluent de la Bléone,
des Eaux--Chaudes et du Mardaric, véritable verrou stratégique
vers les grandes Alpes. Ce site fut donc occupé de toute
antiquité. Pline le Jeune atteste l'existence de Dinia en
tant que capitale des Bo-diontici ou Brodiontii, peuplade soumise
par Auguste en 14 avant J.-C. dont le nom figure sur le trophée
de La Turbie. Les Romains en firent une cité et exploitèrent
ses eaux thermales. Les invasions barbares du 6ème amenèrent
la ville à se fortifier sur deux hauteurs à l'abri
desquelles la ville moderne s'étala dans la plaine. Les fortifications
à peu près disparues (derniers éléments
détruits début 19ème) s'amalgamèrent
progressive-ment aux habitations. La cité et le bourg eurent
des magistrats et des offi-ciers municipaux distincts jusqu'au 15ème;
copropriété des comtes de Provence et des évêques
de Digne pour la cité : possession du prévôt
de l'église de Digne pour le bourg. Consulat en 1385; sénéchaussée
en 1535. Digne eut gravement à souffrir des guerres de Religion
: invasions, massacres, destructions, lourd tribut se succédèrent
de 1562 à 1595 en 4 principaux épisodes. La terrible
peste de 1629 fit 85 % de victimes dans la population. En 1851,
soulèvement des paysans contre l'autorité de Louis-Napoléon
Bonaparte, qui occupèrent Digne et constituèrent un
gouvernement provisoire. Rôle important joué au cours
de la Résistance. Il y avait 7 communautés religieuses
à Digne (aujourd'hui une seule). Digne est actuellement un
carrefour commercial, la capitale de la lavande, un centre historique
important doublé d'une station thermale en expansion puisqu'elle
accueille plusieurs milliers de curistes dans un établissement
thermal ultramoderne qui a ouvert ses portes en 1983 et où
sont traités affections des voies respiratoires, ORL, et
rhumatismes. L'établissement est ouvert aux enfants et aux
adultes de tout âge. Pa-trie de nombreux érudits ecclésiastiques
et de juristes, écrivains et savants comme Pierre Gassendi,
philosophe as-tronome mathématicien; le docteur Simon-Jude
Honnorat, lexicographe, naturaliste; Alphonse Beau de Rochas, ingénieur,
lauréat de l'Institut, thermo-dynamicien connu pour la définition
du cycle à quatre temps en 1862 et qui réalisa la
première étude mathématique du moteur à
réaction en 1887. Résidence d'Alexandra David Neel,
explo-ratrice orientaliste, écrivain. Région de transition
au point de vue géologique entre les Alpes et la Provence,
Digne constitue un site unique* dans de nom-breux domaines de la
géologie. Ce pa-trimoine naturel est actuellement protégé
et mis en valeur par la Réserve géologique des Alpes-de-Haute-Provence
qui dispose de salles d'exposition, de laboratoires et de bibliothèque.
Courbons : "Corbo" cité au 13ème. Commune
fusionnée avec Digne en 1862. Ancienne colonie juive aux
13ème et 14ème contre laquelle les habitants s'insurgèrent
en 1335. Village fortifié, qui fut démantelé
en 1590 par Lesdiguières, au cours des guerres de Religion.
Erection de la seigneurie en marquisat en 1646 en faveur d'un Grimaldi,
puis en 1717 pour Alexandre de Roux. Il y avait 2 paroisses : Courbons
et Tauze (village abandonné). Les Dourbes : "De Dorbas"
cité en 1035. Rattaché à Digne en 1974. Population
pratiquement identique de 1315 (48 feux) à 1851 (296 habitants);
62 aujourd'hui. Gaubert : "Galbertum" cité au 12ème.
Fusionné avec Digne en 1862. Il y avait un château
fort appartenant aux seigneurs du nom depuis 1146. Place tenue par
les ligueurs commandés par un aventurier de Barles, Sautaire,
qui fut prise et démantelée par le duc de Lavalette
en 1591. Le nouveau château fut démoli à la
Révolution. Marquisat en 1717. Les Sièyes : "Lacieias"
cité au 13ème. Rattaché à Digne en 1862,
dont il constitue un faubourg sur la Bléone. Le village primitif
fortifié des Hautes-Sièyes "descendit" au
15ème dans la vallée de la Bléone. Long procès
au 18ème pour l'attribution du titre paroissial, entre Sainte-Madeleine
et Saint-Véran.
Vue
de Digne

golf
de Digne

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